Un « café philosophique » qui invite à découvrir, de façon conviviale et vivante, les intermondes où se rencontrent le soufisme, les arts et la philosophie.

barzakh est un lieu d’exploration philosophique, au sein duquel le soufisme est traduit dans un langage nouveau afin d’entrer en conversation avec notre époque.

Un lieu convivial de médiation et de dialogue, où la pensée et la culture spirituelle de l’islam rencontrent les sensibilités et les questions de notre temps.

Un lieu de mise en valeur du patrimoine immatériel du soufisme dans ses dimensions philosophique et esthétique.

barzakh en arabe maghribi

« barzakh » : graphie de style maghribī.

Le concept

La notion de « barzakh » renvoie, dans la philosophie du soufisme, à l’idée d’« intermondes », d’un « lieu du sans-lieu », qui se trouve à la lisière de chaque réalité et se déploie entre chaque espace.

Dessin du labyrinthe figurant dans un manuscrit d’Ibn ʿArabī

Ibn ʿArabī, ʽAnqā’ mughrib fī maʽrifat khatm al-awliya’ wa-shams al-maghrib, Ms. Berlin 3266, f. 41v.

Le logo

Le logo de barzakh a été choisi parce qu’il exprime l’esprit de ce lieu. Il reprend un dessin figurant dans un manuscrit du soufi andalou Ibn ʿArabī (m. 1240), qui représente « la porte de la cité » intérieure de l’être humain, où réside la présence divine.

Selon Ibn ʿArabī, la « conquête » de cette cité passe par la pratique du dhikr, l’invocation méditative de la formule fondamentale de l’unicité divine : « Il n’y a de dieu que Dieu » (lā ilāha illā Allāh).

Le logo de barzakh symbolise ainsi le lien entre exercices spirituels et démarche philosophique : l’invocation méditative comme voie d’approfondissement intérieur, et la pensée comme voie d’exploration des dimensions fondamentales et universelles de l’être humain.

À la fois labyrinthe, seuil et cheminement, cette image exprime une intuition centrale de barzakh : penser à partir des passages – plutôt que des oppositions – entre intériorité et expression, contemplation et réflexion, tradition et création.

Par ce symbole, barzakh se relie également à l’héritage intellectuel de l’Andalousie médiévale, à sa capacité singulière de faire circuler savoirs, traditions et pratiques. Il ne s’agit pas d’en célébrer ou d’en reproduire un modèle du passé, mais d’en retrouver la puissance d’invention et d’en prolonger le geste créatif.